Information détaillée concernant le cours

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Titre

Voyance, mantique et remédiations artistiques : cartes à jouer et autres supports divinatoires

Dates

12-13 novembre 2026

Organisateur(s)/trice(s)

Laurence Danguy, Unil

Intervenant-e-s

Ophélie Naessens, Université de Lorraine
Anna Buno, Université de Picardie Jules Verne
Léa Kipfer, Sorbonne Université
Cybill Whalley, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne » 
Elora Weill-Engerer, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Urielle Hug, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Karine Bénac, Université des Antilles
Isabella di Lenardo, EPFL
Jean-François Bert, UNIL 
Laurence Danguy, UNIL
Selim Krichane, Musée suisse du jeu
Frank Westermeyer, HEAD Genève
Gwenaël Beuchet, Musée français de la carte à jouer
Sylvain Ledda, Université de Rouen-Normandie

Simona Ferrar, EPFL

Description

Dans un texte fondateur sur la magie et les pratiques magiques co-écrit en 1904, l’historien Henri Hubert et l’anthropologue Marcel Mauss ont montré comment les pratiques divinatoires permettent aux collectifs de fonder leur espoir d’acquérir une relative maîtrise de leur destin à partir de la lecture attentive de divers signes. Pré-voir et pré-dire impliquent des compétences et des savoirs particuliers comme le décryptage des signes, ou encore le fait de compiler et d’interpréter les données. Ces pratiques reposent sur des objets que l’on mobilise souvent en les détournant de leurs fonctions usuelles, ce qui vaut autant pour les intestins d’une chèvre en Tanzanie, les poupées des marabouts africains ou les cartes de tarot des cercles lettrés européens du XIXe siècle. Parmi les supports divinatoires, les cartes à jouer, et notamment celles du tarot de Marseille constituent des objets privilégiés qui restent confinés dans une niche scientifique.

Ce colloque-atelier entend présenter quelques-uns de ces objets réputés difficiles, qui représentent un défi méthodologique et imposent une approche interdisciplinaire. Il s’articulera en deux parties :

  • La première partie comprendra des interventions de chercheure·ses sur les usages, les appropriations diverses et les remédiations artistiques de supports divinatoires, notamment le tarot de Marseille. 

 

  • La seconde partie (plus brève) consistera en un atelier doctoral au cours duquel sera discuté l’apport spécifique d’une coopération entre artistes-chercheure·se·s, conservateurs de musée et chercheur·se·s de tradition académique. La discussion est appelée à inclure d’autres objets en cours de légitimation dans l’histoire de l’art, et plus largement dans les sciences sociales. Elle permettra aux doctorant·es de dialoguer avec les participant·es autour des écueils épistémologiques auxquels ces derniers et dernières sont confronté·es dans leur propre recherche.  

 

Lieu

UNIL

Information
Places

10

Délai d'inscription 13.11.2026
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